J'attends peux de choses ou du moins je crois attendre peu de choses.
Je me retrouve devant cette page vide et j'écris comme si je parlais à mis-voix.
Je suis seule avec ce désir, le désir d'écrire...
Mais écrire quoi ?
Pour qui ?
Pour moi ou pt'être pour eux, je ne sais pas...
mais il est là ce désir, ce désir d'écrire.
C'est ma façon de hurler en silence tout ce que j'ai sur le c½ur...
mais pourquoi ?
Pour qui ?
Je ne sais pas ...
Un sujet, un verbe et pourquoi pas un adjectif.
Voici une idée qui est entrain de germer...
Je me laisse saisir par cette envie d'écrire,
Une ligne, puis une autre et encore une autre
Et voici qu'un paragraphe se construit.
Ecrire c'est un peu comme se battre, on prend un mot qu'on rassemble
avec un autre pour former cette phrase qui symbolisera notre pensée.
Mais tout ça ne s'fait pas comme ça.
On se bat avec les mots pour qu'ils s'accordent entre eux.
C'est un peut comme les hommes certains
sont harmonieux et d'autre ne sont pas compatibles.
C'est ça un poème, on associe des mots marqueurs de nos
pensées qui ensemble doivent être en parfaite concordance.
C'est un peu comme une valse, un poème.
Il y a un rythme qui donne la cadence
Et nous voici emporté dans une danse avec les mots,
Avec les phrases...
Les danseurs sont accordés dans leur valse,
Le poète, lui, s'accorde avec sa plume.
Ce p'tit truc on s'ait d'où y viens, mais il est là.
Il provient des mots je crois, oui ces mots qu'on écrit sur cette page vide,
ceux qui forment une phrase puis un paragraphe, puis deux et ainsi de suite ...
Se sont eux qui nous apaisent.
C'est comme dans un jardin au printemps où on est
allongé a écouter les oiseaux chanter, s'est ces oiseaux qui nous apaisent.
La vie tourne d'une certaine façon,
Toujours dans le même sens pour finir dans une certaine direction.
L'écriture cherche l'envers des choses,
Celui qui nous échappe,
Celui où réside la vérité.
Je sais qu'elle est tout près de moi, à porté de main.
La vie c'est comme une tartine de merde,
Chaque jour on en mange un peu, elle nous embrouille.
Il n'y a point de blessure dont elle ne fut l'interprète.
Cet interprète et toujours là quelque part.
Et le poème est ce lieu où elle ne marche jamais cachée,
Mais à visage découvert.
Parfois on se laisse emmener en des mots, pour se sentir meilleur.
Comme si on était plus fort que tout le reste.
C'est une sensation de supériorité ainsi personne ne peut nous arrêter.
C'est être deux, comme un couple qui s'assemble,
un corps contre un autre et on se sent mieux.
La chaleur de la chair de celui qu'on aime nous brûle au plus profond de nous.
Plus rien ne peut nous résister et nous voici en osmose.
Le poète et celui qui donne la chaleur aux mots,
celui qui crée cette osmose pour